...et je me le suis fait rappeller aujourd'hui, comme une claque en pleine figure. Peu importe que ce soit la santé humaine ou animale, ce sont des vies qui sont mises entre nos mains. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour les rendres meilleures et les sauver...mais, parfois le destin nous dérobe ces vies si précieuses qui nous sont confiées.
Un petit avertissment Je parle de sujets tristes: la mort et l'euthanasie. Je ne suis pas déprimée moi-même, mais je réalise que ce sujet peut être difficile pour certaines personnes. Je ne veux surtout pas faire se sentir mal qui que ce soit par rapport à l'euthanasie, je ne fait que dire ma vision personnelle des choses...Vous êtes avertis.
Aujourd'hui, une chatte sur laquelle j'étais censée faire une prise de sang est décédée sous mes soins et dans les bras de ma collègue. Sans entrer dans les détails, elle avait un souffle cardiaque et était très stressée. Elle a commencer à avoir les muqueuses bleutées (manque d'oxygène) et le temps que j'aille ouvrir l'oxygène, elle était en détresse respiratoire...et le temps que j'accours chercher une vétérinaire sont coeur avait arrêté.
Est ensuite venu un moment frénétique où tout le monde s'est activé de son plus vite pour lui donner de l'oxygène, faire un massage cardiaque et préparé des drogues d'urgences...
Un moment où le temps m'a semblé se figer et passer beaucoup trop vite tout à la fois...
Un moment où tout semblait chaotique malgré notre coordination et travail d'équipe...
Après cette éternité qui ne fut que tout au plus quelques minutes, bien que je ne puisse vraiment pas dire, la vétérinaire a pronconé les mots qui ont fait figer mon coeur dans ma poitrine: "On l'a perdu, c'est sûr..." Une fois le chat déclaré décédé; une fois que ce fut vraiment fini, je me suis mise à trembler et les larmes ont remplis mes yeux.
Dans ma tête, je ne pouvais pas m'empêcher de repasser tout ce que j'aurais pu faire autrement, plus rapidement et plus efficacement; toutes mes erreurs possibles. Une partie de moi sait très bien que j'ai fait tout ce que je pouvais, mais l'autre partie se blâme pour la mort de cet être qui m'avais été confié en tout confiance. C'est une des dures réalités du travail dans mon domaine, unes de ces réalités dont on entend peu parler lorsque nous sommes sur les bancs d'école et à laquelle nous ne sommes jamais assez préparés.
Nous sauvons des vies, mais pas toutes. Parfois, la mort viens réclamez son dû et, parfois, au moment même où nous tenons ces vies entre nos mains...Ces vies qui sont tellement plus fragiles qu'on pourrait le croire.
L'autre dure réalité de mon travail est celle de l'euthanasie. Malgré que nous vous semblions parfois insensibles lorsque vous venez avec vos animaux, silencieuses dans notre coin de la pièces ou en tenant votre animal...notre coeur saigne et se brise à chaque injection. Une fois que nous sommes sorties, plus d'une fois nous avons pleurer. Toutes autant que nous sommes. Parfois, on ne versera pas de larmes physiques, mais nous pleurons toutes ces morts à notre manière.
Bien que ce ne soit pas le cas de tout le monde, pour beaucoup de gens, l'euthanasie est une porte de sortie facile. Pour d'autres, la décision est difficile, mais une fois la décision prise et l'animal donné à la technicienne de la clinique, c'est fini. Pour nous, c'est le début.
Malgré la raison, qui peut être très bonne, cela n'est jamais facile pour nous. Si l'on me demandait si j'ai déjà tuer, je devrais dire que je l'ai fait à maintes reprises. (Pas d'humains, bien sûr...) Je ne pourrais vous dire le nombre d'animaux que j'ai tués. Oui, j'utilise ce mot, car c'est bien cela que nous faisons. Nous l'utilisons rarement, vous pouvez sans doute le réaliser si vous porter attention. C'est encore plus difficile d'appeller cette action par son vrai nom, mais je serai franche et direct dans ce blog. Cela peut paraître simple, nous poussons un piston de seringue et il s'endore tranquillement. Voici plutôt notre point de vue: Nous injecton ce produit mortel dans ses veines et il pert consience avant de mourir, sans doute sans vraiment comprendre pourquoi.
Chaque fois que nous poussons ce maudit piston, nous tuons ces animaux. Chaque fois que nous poussons ce satané pistion, nous voulons pleurer et ce foutu piston, il fini parfois par nous tuer un peu à chaque fois. Il faut dire les choses comme elles le sont. Malgré notre énorme amour pour ces bêtes poilues, nous enlevons la vie à plusieurs d'entres eux à chaque jour ou presque. C'est une réalité avec laquelle les techniciennes et les vétérinaires devont vivre à tous les jours, et notre seul réconfort est que, la plupart du temps, ils sont mieux là où il sont après. Alors, ne soyez pas trop fâcher lorsque nous ne voulons par euthanasié votre chien parce qu'il jappe trop ou votre chat que vous ne voulez pas emmener avec vous lors de votre déménagement. Si ce n'est pas votre genre, tant mieux. Si ce l'est, dites vous que c'est facile pour vous, mais imaginez vous si vous devriez le tuer vous même...ça change un peu les choses, non?
On appelle euthanasie animale la mise à mort volontaire d'un animal afin de mettre fin à ses souffrances ou à une agonie prolongée. (Wikepedia)
Pour finir, il ne faut pas être trop déprimé...
Il y a des aspects beaucoup plus attrayants de mon travail. Aujourd'hui, on a vu une portée de 8 chiots bouvier bernois. Je n'ai qu'une seule chose à dire: CUUUUUTE!!! On a aussi fait 2 césariennes dans le mois et un seul des petites n'a pas survécu. (Les mamans vont bien aussi) Pour la première, il y avait 9 bébés bouledogues. Et la deuxième, c'était 7 bébés teckels...les chiens saucisses. Comme j'ai dit à une de mes collègues, la saucisse à hot dog à eu des p'tites saucisses cocktail. hihi!
Ah, les petits miracles de la vie...C'est l'fun les p'tits bébés!!!


1 commentaires:
Effectivement, trop mignon.
Comme tu le dis si bien la mort fait partie de la vie mais tout comme elle, elle n'est pas nécessairement facile à traverser.
Merci pour ton soutien.
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